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Liens université,
recherche, haute technologie
La réputation de l'université, de la recherche, des activités
de haute technologie à forte valeur ajoutée et leurs synergies
- notamment entre le Polygone scientifique, la Zirst de Meylan-Montbonnot
et le domaine universitaire - favorisent le rythme rapide de créations
d'activités (le Leti a généré 28 start-up
en 10 ans et nombreux sont les emplois induits par l'essaimage des laboratoires
de recherche depuis 1990). Seconde plate-forme nationale de recherche
scientifique, ces dix dernières années, l'agglomération
a accueilli plus de 50 % de la croissance du secteur recherche et développement
de Rhône-Alpes. Cette évolution est encore renforcée
par la décision récente de créer sur le Polygone
le Centre national de recherche sur les micro et nanotechnologies (Minatec).
Avec un total de 185 000 emplois - dont 42 400 publics - le tissu économique
se caractérise par une position forte dans la filière informatique,
les biotechnologies, ainsi que dans les équipements et composants
électriques et électroniques.
Nécessaires infrastructures
Dans ce contexte ou s'exercent de fortes concurrences entre villes, l'amélioration
de laccessibilité de lagglomération aux grandes
infrastructures internationales doit permettre une meilleure ouverture
vers le grand sud-est, l'Italie du nord et le sud-ouest européen
: le projet autoroutier Ambérieu-Coiranne A 48, la ligne à
grande vitesse Lyon-Turin, la liaison Grenoble-Sisteron, la connexion
des lignes du Sillon alpin (de Valence à Montmélian) aux
TGV méditerranée devaient conforter Grenoble en la plaçant
sur les grands axes de flux européens.
En matière de déplacements internes, des investissements
lourds sont nécessaires pour développer le réseau
ferroviaire, créer des pôles multimodaux et étendre
l'offre de transports urbains selon le projet du plan de déplacements
urbains (PDU).
Un foncier rare
Comme l'ensemble du pays, l'agglomération grenobloise est marquée
par le tassement démographique, le vieillissement de la population
et laccroissement des inactifs.
Pour l'habitat et la vie sociale, l'enjeu est de réduire les ségrégations
socio-spatiales. Il s'agit donc de créer plus de mixité
sociale en produisant des logements de qualité et diversifiés
pour atténuer les effets produits par le fonctionnement des marchés
du logement public et privé. Avec près d'un tiers des logements
construits les 25 dernières années - 46 800 sur 175 0000
- l'agglomération dispose d'un parc résidentiel récent
qui s'est étalé sur la quasi totalité de la cuvette.
Son bassin d'habitat contraint - c'est une des rares agglomérations
françaises à être confrontée au manque d'espace
- entraîne une tension forte sur le marché foncier qui nécessite
une action vigoureuse des collectivités publiques et implique une
régénération des tissus existants.
Protection et valorisation
des espaces naturels
Entre Alpes cristallines, Vercors et Chartreuse, l'agglomération
grenobloise dispose d'un site exceptionnel dont la qualité participe
à son attractivité. Aussi, la protection et la valorisation
de ses paysages et de son environnement sont déterminants (bruit,
qualité de l'air, celle de l'eau, fluidité du trafic, mais
aussi qualité de l'urbanisation dans sa manière de dessiner
les formes urbaines, d'organiser les densités et les services,
de produire un tissu vivant
) ; Et concernant les relations de la
ville avec son environnement naturel immédiat, en réconciliant
la ville avec l'eau, en aménageant les berges des rivières,
en établissant des liens entre l'agglomération et les coteaux
qui la surplombent, mais aussi en inscrivant l'urbanisation de la cité
dans des limites claires qu'il faudra marquer par des aménagements
appropriés.
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